La technologie Valbio Méthacore permet d'épurer ou de valoriser par
méthanisation tous les effluents, co-produits et sous-produits de
la transformation laitière: eaux blanches, lactosérum, perméats / rétentats
, refus de production, produits déclassés / périmés.
1 m3 de lactosérum peut être transformé en 266kWh de
biogaz substituable à une énergie fossile.
Si
l'énergie biogaz produite dépasse la consommation en énergie fossile du
site, une valorisation en co-génération produit, pour 1m3 de lactosérum:
* 105 kWh d'électricité
* 120 kWh de chaleur.
Depuis sa création, Valbio & conçu et installé 12 stations d'épuration
par méthanisation pour ce marché avec des niveaux de performances
remarquables:
taux d'abattement de DCO et de DBO pouvant atteindre 98% pour un
mélange lactosérum & eaux blanches
très faible consommation de réactif chimique
temps d'exploitation minimisé
couverture des besoins énergétiques du site de 50% à plus de
100%
ré-utilisation des ouvrages d'épuration aérobie existants pour
les étages de finition
respect des normes de rejet, y compris sur l'azote et le
phosphore
Les performances d'épuration démontrées peuvent atteindre 98% pour des mélanges lactosérum et eaux
blanches.
Valbio a également mis à niveau avec succès plusieurs installations
d'autres fournisseurs.
RÉALISATION - Fromagerie Tyras, Trikala,
Grèce
Problématique / opportunité
45 millions de litres de lait traités / an
Effluents à disposer:
Lactosérum : 40 millions de litres / an (pas d'eaux
blanches)
Opportunité de réduire, et valoriser, les matières résiduelles:
6 000 tonnes de produits périmés / an
Solution
Méthanisation des effluents en technologie Valbio Méthacore (2
réacteurs de 628 m3) et ISAT (1 réacteur de 628 m3)
Biogaz valorisé dans une chaudière de 4 MW pour produire l'eau
chaude nécessaire à la fabrication du fromage
Finition aérobie (station existante du client)
En service depuis juillet 2009 (démarrage en moins d'un
mois)
Méthanisation des effluents en technologie Valbio Méthacore -
réacteur de 16 m3
Biogaz valorisé dans une chaudière pour produire l'eau chaude
nécessaire à la fabrication du fromage (remplace mazout)
Réacteur biologique séquentiel et clarificateur, traitement azote et
phosphore
En service depuis janvier 2010
Résultats de la méthanisation
14 000 m3 de biogaz produit par an:
91 000 kWh d'énergie par année
Efficacité épuratoire:
DCO : 95%
DBO : 95%
RÉALISATION - Fromagerie Gaugry - Gevrey-Chambertin (21) - France
Problématique / opportunité
•1,8
millions de litres de lait traités / an
•Obligation
règlementaire d’épurer les effluents:
•Eaux
blanches (de lavage) :
4,2 millions de litres / an
•Lactoserum
(petit lait) :
1,5 millions de litres / an
•Coût
des rejets sans traitement :
environ 40k€/an
Solution
•Méthanisation
des effluents technologie Valbio Methacore®,
Biogaz valorisé dans une chaudière pour produire l’eau chaude
nécessaire à la fabrication du fromage
•Projet
: 2 mois d’étude + 2 mois de construction
Résultats de la méthanisation
•
78.000 m3 de biogaz produit par an
è400.000
kWh d’énergie externe économisée par an
•Efficacité
épuratoire:
•DCO
: 97%
•DBO
: 98%
Valorisation du lactosérum :
la méthanisation est complémentaire du séchage
La fabrication du fromage produit du lactosérum, un effluent à haute
charge organique, et des eaux usées de lavage (eaux blanches) dont il faut
se débarrasser. Les fromageries évacuent généralement leur lactosérum soit
en le vendant à des usines de fabrication de poudre de lactosérum, soit en le
transportant à des fermes qui l'utilisent comme complément pour l'alimentation animale
ou comme fertilisant.
Pour fabriquer un kilo de fromage, les industriels de l'industrie
laitière mettent en oeuvre environ 10 litres de lait; ils génèrent donc
environ 9 litres d'un co-produit, le lactosérum ou "petit lait". De
plus, les ateliers de fabrication de fromage doivent être nettoyés
quotidiennement et utilisent donc de grandes quantités d'eau qui
ressortent chargées en résidus de lait et de fromage; ces effluents sont
appelés "eaux blanches" ou "eaux de lavage".
Le lactosérum ou petit-lait était traditionnellement utilisé pour
l'alimentation porcine; historiquement, près de chaque fromagerie, on
trouvait une porcherie. Mais l'industrialisation et la concentration des
élevages porcins, ainsi que le renforcement des contraintes sanitaires
pour l'alimentation animale, ont rendu cette voie de valorisation
coûteuse voire impossible.
Une industrie du séchage du lactosérum s'est développée ; elle
produit des poudres de lactosérum qui sont utilisées comme compléments
et additifs par l'industrie agro-alimentaire. Mais cette voie de
valorisation est une grosse consommatrice d'énergies fossiles, à la fois
pour le transport des énormes volumes de lactosérum vers les usines de
séchage, mais également pour le procédé de séchage lui-même. Elle est
donc très sensible aux variations des prix de l'énergie. De plus, la
poudre de lactosérum est devenue une commodité au même titre que la
poudre de lait; elle est sujette aux variations des cours
internationaux.
Pour les fromagers, il est indispensable de disposer d'une filière
fiable et économique d'évacuation du lactosérum et d'épuration des eaux
blanches. Certains lactosérums ont des propriétés qui les disposent mal
au séchage. D'autres sont produits dans des zones géographiques
difficilement accessibles, trop lointaines des centres de séchage; le
coût du transport ne permet alors pas de dégager une rentabilité dans la
filière séchage.
L'utilisation d'un méthaniseur d'épuration pour le traitement local du lactosérum et
des eaux blanches permet la génération d'énergie renouvelable utilisée sur
place par le processus de fabrication du fromage. Le fabricant de fromage
devient indépendant pour son évacuation du lactosérum et son traitement
des eaux blanches, et génère d'importantes économies sur son poste
énergie. Le résultat : profits, autonomie et épuration des effluents respectant pleinement les normes de rejet.
L'épuration par méthanisation présente un intérêt pour tous les
acteurs de la transformation laitière. Les usines de séchage de
lactosérum, par exemple, produisent également des effluents contenant
des résidus organiques dont l'épuration peut générer du biogaz. Une
unité d'épuration par méthanisation peut permettre d'arbitrer du niveau
de production de poudre de lactosérum, en fonction des cours mondiaux de
la poudre et du prix des énergies fossiles.